Le sommeil

Chaque enfant a son propre rythme de sommeil et ses besoins. Les parents qui ont plusieurs enfants ont pu le remarquer : l’un peut être couche-tôt, tandis que l’autre est un couche-tard. Certains ont besoin de beaucoup de sommeil, d’autres moins !

Les rituels du sommeil sont importants
Ce sont toutes les habitudes qui sont reproduites chaque soir au moment du coucher, dans une séquence et un ordre immuable. Les rituels ont pour fonction de rassurer l’enfant à ce moment particulier du passage de l’éveil au sommeil.
Pour un enfant, le moment de dormir implique une séparation avec ses parents et l’entrée dans un monde inconnu. C’est un moment angoissant. La petite histoire, le câlin, la chanson ou la boîte à musique, mais aussi des objets rassurants, comme des peluches ou doudous préférés, sont les étapes nécessaires pour préparer l’enfant au sommeil. Ce moment doit être calme et rassurant. Ces rituels évoluent avec l’âge. Plus l’enfant est âgé, moins la présence d’un parent est nécessaire. La petite histoire cède la place à la lecture, le mobile musical au lecteur numérique. Mais attention, les appareils électroniques peuvent déclencher au contraire des processus d’éveil.

Entre 6 MOIS ET 4 ANS

L’enfant de 6 mois a 4 ans réduit progressivement son temps de sommeil dans la journée, passant de 3 à 4 siestes journalières vers 6 mois, à 2 vers 12 mois, puis à une seule vers 18 mois. A 6 mois, l’enfant dort en moyenne 15 heures; il ne diminuera cette quantité de sommeil  lentement, puisque son temps de sommeil sera encore fréquemment de 13-14 heures vers 2 ans, de 12 heures entre 3 et 5 ans. La structure du sommeil se rapproche beaucoup de celle de l’adulte. Les endormissements à partir d’un an se font toujours en sommeil lent. Les cycles de sommeil au cours de cette période s’allongent progressivement pour atteindre la durée de celui de l’adulte entre 2 et 4 ans.

Entre 4 A 12 ANS

L’enfant de 4 à 12 ans est habituellement très vigilant dans la journée, s’endort très vite le soir, dans un sommeil très profond.

Le temps de sommeil total au cours de cette période se réduit. La durée de sommeil par 24 heures est inférieure à 12 heures. Cette réduction est presque entièrement liée à la disparition de la sieste. Après 6 ans, elle est davantage liée à un retard progressif de l’heure du coucher, le lever pour des impératifs scolaires restant fixe.

A partir de 4-6 ans, au moment de la disparition de la sieste, ce sommeil va devenir très profond au cours de la première partie de la nuit. Les deux premiers cycles de sommeil ne comportent souvent pas de phase de sommeil paradoxal, mais uniquement du sommeil lent profond. La première phase de sommeil paradoxal n’apparaîtra qu’après 2 ou 3 heures de sommeil. Ce sommeil très profond a des difficultés à s’alléger. Les transitions vers un autre état de vigilance vont être difficiles. Ces caractéristiques expliquent que certains troubles du sommeil liés au sommeil lent profond, comme les terreurs nocturnes, le somnambulisme, soient fréquents et généralement peu inquiétants à ces âges.

CHEZ L’ADOLESCENT

Les rythmes veille/sommeil de l’adolescent sont soumis à de nombreuses contraintes sociales et scolaires. L’adolescent aime se coucher tard. Mais cette tendance est aussi biologique, liée probablement aux transformations hormonales de la puberté. Au cours de cette période, le sommeil lent profond devient moins abondant, le sommeil plus léger en début de nuit et les endormissements plus difficiles. Il s’ensuit souvent en période scolaire une réduction importante du sommeil nocturne, réduction qui atteint presque 2 heures entre 12 et 18 ans; alors que les besoins physiologiques réels de sommeil non seulement ne diminuent pas, mais sont probablement plus importants au cours de cette période. Il existe très souvent chez l’adolescent un déficit chronique en sommeil. Pour rattraper ce retard, il allonge ses matinées de sommeil au cours des week-ends et des vacances. Les horaires de sommeil deviennent irréguliers.

Le rythme de votre enfant : Quand faut-il le coucher ?
Il se frotte les yeux, est grognon, dort debout.
Ou au contraire irascible, énervé, coléreux : en réalité il lutte contre la fatigue.
S’il est très en forme le soir, sociable et de bonne humeur, ne lui imposez pas de dormir trop tôt, mais demandez-lui d’aller dans sa chambre et d’avoir une activité calme.
Repérez ses horaires et respectez-les dans la mesure du possible.
Observez son comportement : un enfant qui manque de sommeil est le plus souvent coléreux et irritable dans la journée.

 

La Sieste

 

 

Après plusieurs recherches, nous constatons qu’il y a plusieurs avis sur ce sujet. Certains diront que la sieste est nécessaire pour marquer un temps de repos et que le sommeil nocturne ne suffit pas.

A l’inverse, d’autres insistent sur le fait que le sommeil nocturne est le plus important, s’il est assez long ne pas forcer l’enfant à dormir la journée.

Comme chaque enfant est différent, nous pensons que le mieux est de les allonger dans de bonnes conditions. S’ils ne s’endorment pas au bout de 15/20 minutes ne pas insister. (on dit souvent aux insomniaques de ne jamais rester allongés s’ils ne trouvent pas le sommeil).

Quoiqu’il en soit ce sujet n’est pas fermé, et nous attendons avec impatience vos réactions, avis et conseils.

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